La canicule en Arctique !

Nous savions que le Gulf Stream, ce courant océanique qui joue un rôle majeur dans le climat mondial, connaissait de sérieuses perturbations. Les scientifiques s’accordent aujourd’hui à dire qu’un autre courant, situé cette fois dans les airs, à une quinzaine de kilomètres d’altitude, le Jet Stream, est lui aussi en train de se dérégler à cause du changement climatique. Il serait responsable des canicules de plus en plus fortes et durables que nous subissons, qui se font ressentir jusqu’en Arctique. Des températures dépassant les 30°C ont été observées au-dessus du cercle polaire cet été ! Plus de …

Jérôme Fort est chercheur au sein du laboratoire Littoral Environnement et Sociétés (LIENSs). Il est spécialiste en écophysiologie et étudie les effets des changements environnementaux sur les oiseaux marins. Voici un résumé de sa présentation:

L’Arctique subit aujourd’hui une accélération des changements environnementaux qui va affecter l’ensemble des espèces et de la biodiversité de cette région. Dans ce contexte, il est essentiel et urgent d’évaluer la vulnérabilité des espèces arctiques, mais aussi de comprendre et de prédire les impacts de ces changements sur ces dernières. Une rapide présentation de trois programmes de recherche en cours (ADACLIM, ILETOP et ARCTOX) financés …

Olivier Chastel rapporte sur les deux programmes qu’il anime sur la bioaccumulation de contaminants polluants organiques persistants (POPs), composés organiques (DDT, DDD, DDE, HCB, PCBs, et PBDEs) et métaux lourds (As, Cd, Hg, Pb), chez les prédateurs supérieurs en Arctique (Spitsberg, Ny Alesund) et en Antarctique / Subantarctique (projet Polartop, financé par l’ANR). A noter que ces projets reposent sur une base d’expertise régionale (Nouvelle Aquitaine) très importante et unique.

.  L’engagement des scientifiques pour la protection de l’Arctique

Dans le cadre du sommet du G7 qui s’est tenu les 8 et 9 juin dans la région de Charlevoix au Québec, les Académie des sciences des sept pays membres, dont l’Académie des sciences française, ont émis deux déclarations à l’adresse des chefs d’État, qui discutaient des grandes priorités de recherche. Les deux axes de réflexion que les scientifiques ont souhaité mettre en valeur concernent l’impact du changement climatique sur l’Arctique et ses conséquences planétaires d’une part, et d’autre part l’enjeu de la révolution numérique sur la société de demain.

Sylvie Beyries est directrice de recherche au CNRS au sein de la composante « Préhistoire et Ethnoarchéologie : systèmes techniques, espaces sociaux, transferts ».  Elle est spécialiste des industries lithiques et de l’ethnoarchéologie en milieu périglaciaire.

Sa présentation du 8 novembre 2017 s’intitulait « Ethnoarchéologie de l’usage et de l’exploitation des plantes par les sociétés arctiques et subarctiques ». En voici un résumé :

Matthieu Chevallier est chercheur au Centre national de Recherche en Météorologie, au sein de l’équipe « Interactions Océan-Glaces-Atmosphère » du Groupe de Météorologie de Grande Echelle et Climat. Ses thématiques de prédilection sont, parmi d’autres, la prévisibilité en Arctique et les interactions océan-glace-atmosphère dans les moyennes et hautes latitudes.

Sa présentation du 7 novembre 2017 s’intitulait : « Prévisions environnementales dans les régions polaires ». En voici un compte-rendu :

Marc Delmotte est ingénieur de recherche au CNRS, au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement. Il est spécialiste de l’étude des gaz à effet de serre, en particulier au Groenland.

Sa présentation du 8 novembre 2017 s’intitulait : « Suivi des gaz à effet de serre en zone polaire ». En voici un compte-rendu :

Yvon Le Maho est un écophysiologiste français, directeur de recherche au CNRS à l'université de Strasbourg. Il est élu correspondant de l'Académie des Sciences le 22 mars 1993, puis membre (dans la section de Biologie intégrative) le 28 octobre 19963. Il a été impliqué dans le Grenelle de l'environnement et a rédigé un rapport concernant le maïs OGM.

Du 23 au 25 mars 2018, je me suis rendue à Saint-Pétersbourg pour échanger avec de nombreux chercheurs de disciplines variées, visiter les laboratoires et échanger de façon approfondie avec les recteurs de l’Université d’Etat de Saint-Pétersbourg, de l’Université hydrométéorologique d’Etat, de l’Institut des Mines, ainsi qu’avec des chercheurs de l’Institut Arctique et Antarctique, des étudiants de la Faculté de Relations internationales et du Collège universitaire de France de l’Université d’Etat de Saint-Pétersbourg, le directeur et les archéologues de l’Institut anthropologique. Ce programme s’est clôt par une conférence à l’Institut Français. 

La collaboration franco-russe pour la …

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